Project Description

portraitAntoCarteCopierAntoine Carte dit Anto Carte, est un peintre belge né en 1886 à Mons et mort en 1954 à Ixelles.

Il entre à quatorze ans dans l’atelier du peintre, décorateur et entrepreneur Franz Depooter. De 1897 à 1908, il fréquente l’Académie de Mons puis de Bruxelles où il suit les cours de Constant Monttald, Emile Fabry et Jean Delville, peintres symbolistes emblématiques qui l’influencent beaucoup.

En 1912-1913, une bourse lui permet de se rendre à Paris où il séjourne chez Cavaillé-Coll et Léon Bakst qui travaillent pour les Ballets russes de Serge Diaghilev. Il rencontre également Emile Verhaeren et découvre le travail de Pierre Puvis de Chavannes et Maurice Denis.

En 1917, son ami et peintre Louis Buisseret expose les dessins d’Emile Verhaeren réalisés par Anto Carte.

En 1923, à l’occasion de l’exposition parisienne Les Imagiers belges, il entre en contact avec le Carnegie Institue de Pittsburgh aux Etats-Unis où a lieu en 1925 une rétrospective qui lui assure un succès durable auprès du public américain.

Il enseigne à l’Institut supérieur des arts décoratifs de la Cambre à Bruxelles de 1929 à 1932 puis à partir de 1932 à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

C’est en 1928 qu’il fonde avec ses amis le groupe de Nervia, équivalent wallon de l’expressionnisme flamand.

De plus, il réalisa aussi dessins, gravures et illustrations de livres. Il crée aussi des affiches, lithographies, billets de banque et même des timbres et conçoit des fresques et des vitraux ainsi que des tapis.

Il reste imperméable aux nouveaux courants artistiques de son époque tels le cubisme ou le surréalisme. Les deux guerres mondiales ne laissent pas de traces de son œuvre. La figure humaine est centrale dans sa production. Au début de sa carrière, influencé par le courant symboliste, il représente des personnages mythologiques. Les personnages « à la Brueghel », les aveugles et les musiciens sont ses thèmes de prédilection. Le monde du travail l’inspire (les charbonnages par exemple) ainsi que de la campagne. Fervent croyant, il peint de multiples sujets religieux.

Après son voyage à Florence de 1925, il se consacrera à des thèmes plus joyeux, plus festifs, comme des saltimbanques et des arlequins.

Sa côte aux enchères est excellente aujourd’hui, illustrée par les résultats de ses œuvres en salles de ventes aux enchères. Sur les sept dernières années, une vingtaine de ses œuvres ont dépassé 20.000$.

Pour accéder aux œuvres de ce créateur que nous exposons, cliquer sur les images ci-dessous :

76