Henry de Waroquier (1881-1970) est un peintre, sculpteur, graveur et décorateur français, figure de l’École de Paris. Issu d’une famille installée rue Laffitte à Paris, il découvre très tôt les galeries Vollard et Durand-Ruel, où se côtoient impressionnisme et art moderne. À l’École nationale supérieure des arts décoratifs, il forge son style personnel, nourri par la littérature, la philosophie et les recherches plastiques de son époque.

D’abord installé à Montmartre, puis à Montparnasse, Henry de Waroquier fréquente les cercles de l’avant-garde parisienne. Il voyage beaucoup : Italie, Espagne, Grèce, Palestine, Égypte. Ses paysages espagnols de 1917 révèlent une sensibilité au cubisme. Malgré cela, il conserve une démarche solitaire, centrée sur l’étude de la figure humaine et la construction plastique.

À partir des années 1920, il expose régulièrement dans les salons parisiens : Salon d’Automne, Salon des Tuileries, Salon des Indépendants. Ces rencontres lui permettent de se faire connaître et de consolider sa place dans le milieu artistique. En 1937, il participe à l’Exposition internationale au Palais de Chaillot, où il présente La Tragédie, illustrant son intérêt pour les thèmes mythologiques.

Ses sculptures des années 1930-1940, comme Le Verbe et Œdipe, sont reconnues pour leur expressivité et leur intensité, saluées par des critiques tels que Paul Claudel et Georges Duhamel

Distingué par la Légion d’honneur, Henry de Waroquier occupe une place singulière dans l’art français du XXᵉ siècle. Ses œuvres allient rigueur formelle et puissance poétique. Il expose également dans des musées prestigieux, tels que le Musée national d’art moderne de Paris et le Kunsthaus de Zurich, consolidant sa reconnaissance internationale.